Témoignages de producteurs

Florian Beck-Hartweg

Viticulteur à Dambach La Ville (67)

"Pour des raisons environnementales et qualitatives, nous sommes passés en vi1culture biologique dans un objec1f de proposer des vins sains, plus concentrés avec une meilleure expression du terroir, tout en respectant notre environnement que ce soit au niveau de l'eau, de la terre ou de l'air. "

Simon Groot Koerkamp

Polyculteur-éleveur à Marre (55)

" Je souhaitais m'installer et j'ai trouvé une ferme bio. J'ai voulu continuer en bio pour plusieurs raisons, notamment sur une ferme comme celle-ci le paysan est vraiment le chef de son exploitation."

Francis Portier

Apiculteur et arboriculteur bio à GRANDCHAMP (08)

"Mon passage en bio, après une période de conversion de 3 ans a été simple. Du moins, d'un point de vue technique car ma façon de travailler était déjà bio : je travaille avec la nature et je n'ai jamais utilisé de produits chimiques de synthèse. Pour l'aspect réglementaire, j'ai été un peu dérouté au départ mais maintenant je suis rodé, même si ce n'est pas toujours évident."

Didier Reeb

à Wolfskirchen (67)

"En 2000, on a déjà réfléchi à passage au bio en faisant une étude : ça valait le coup avec les CTE à l'époque mais je n'étais pas prêt. Malgré tout, je me fournissais déjà en produits naturels pour les animaux. Au fil des années, mes réflexions sur la dangerosité des produits et sur leurs recours m'ont fait passer le cap en 2008."

Séverine et Michel Gabriac

Eleveurs laitiers à Munster (57)

" Pour nous il ne faut pas hésiter à se lancer dans le bio. Il faut se former en y partant c'est sûr, mais quand tu vois les cours du lait en conventionnel et le fait qu'en plus ça t'oblige à porter l'étiquette des produits industriels, c'est à ce moment qu'il ne faut pas hésiter surtout. C'est un état d'esprit. Nous, on est allé voir plein de gens en bio et il n'y en a pas un qui nous a dit de ne pas y aller."

Elise Vié

Maraichère bio à Breuvery sur Coole (51)

"J'ai fais le choix de l'AB par conviction, je ne me vois pas proposer des produits que je ne consommerai pas moi-même. Le label bio est un vrai repère pour les consommateurs qui souhaitent consommer des produits sains. C'est pour eux un gage de qualité. J'ai fait ce choix aussi pour la protection de l'environnement et de la biodiversité."

Pierre Karcher et Paul Hild

Eleveurs allaitants à Wasselonne (67)

"La crise de la vache folle a été le facteur déclenchant dans la prise de décision du passage en bio. Nos animaux étaient élevés selon un système extensif, avec un accès aux pâtures, alors pourquoi devions nous subir les conséquences des systèmes intensifs.Toute entreprise doit dégager des revenus, c'est sa raison d'être, et préserver son outil de production.Ni Paul ni moi ne regrettons d'avoir fait le pas du passage en bio. "

Famille Horenberger

Durrenentzen (68)

" Suite à un week- end dans le Jura avec mon professeur de technique, je suis rentré à la maison en disant à mon père : « Si je reprends la ferme, ce sera en bio ». Nous sommes donc passé en bio en 1969 mais ça n'a pas été facile. Nous n'avions ni aides, ni connaissances en production de légumes. Aujourd'hui, l'agriculture bio se développe et j'ai la joie de pouvoir transmettre une ferme familiale économiquement viable et socialement vivable à mes enfants."

Thomas Perseval

Vigneron bio à Chamery (51)

"Pour le respect de l'environnement et ma santé: En pleine saison, nous sommes chaque jour en contact avec la vigne. J'ai aussi beaucoup d'intérêt pour l'Agriculture Alternative : c'est un sujet qui me passionne et sur lequel nous échangeons beaucoup avec des amis. Plus qu'une simple démarche, le choix du passage en agriculture biolo¬gique correspond à ma conception de l'agriculture et de la viticulture à venir et d'avenir ."

Gaëtan Dupuit

Céréalier bio à Saulces-Champenoises (08)

"Ce qui m'intéresse en bio, c'est le travail de proximité. Je me suis engagé en tant qu'administrateur à CERCABIO, une coopérative de producteurs 100% bio. Aujourd'hui, tous mes blés meuniers partent dans cette coopérative. C'est valorisant car tous les blés vont en¬suite sur des moulins à proximité. Et ces moulins travaillent avec des boulangeries qui font du pain bio comme à Charleville ou à Rethel où je prends mon pain. Ainsi, je me dis que le pain que je consomme est fait avec mon blé."